ALLEZ, mes vers, allez annoncer la nouvelle,
Allez chanter partout la fin de ma langueur ;
Celle qui dans ses yeux cachait tant de rigueur,
Se montre maintenant aussi douce que belle.
Amants, qui vous moquez de l'amour éternel,
Amants, qui en amour dédaignez la longueur,
Le temps est quelquefois de nos peines vengeur ;
L'amant n'est pas amant s'il n'est ferme et fidèle.
Je veux bâtir un temple à ma fidélité,
Où d'un côté sera peinte la cruauté,
Les travaux, la douleur qu'un amoureux supporte ;
Et de l'autre côté ces vers seront écrits :
Amour m'a fait entrer dedans son paradis ;
Qui ne sera constant, n'heurte point à la porte.
Claude de Trellon, XVIe siècle.
Un site que j'aime beaucoup visiter et que je vous conseille : Poésie érotique.
CC
par CyCee
publié dans :
Textes...
0
recommander
Derniers Commentaires